MIKE PETER

Le public était littéralement à ses pieds. Tel le peuple Zulu, vénérant le plus grand conquérant noir que l’Afrique ait connu, Chaka. Chacun de ses passages sur la scène était un régal. Surtout quand il était accompagné au chœur par le Chorus singler’s. Pourtant, ses chansons, issues de son premier album, étaient peu connues des spectateurs. Mais, ils n’hésitaient pas de fredonner. C’était à l’ Institut français de Douala. L’émotion dégagée par Mike Peter ce jour était le reflet de « My life ». Plutôt, de sa vie. Qui peut mieux la raconter si ce n’est lui ? Mike Peter. Un nom à consonance américaine. Ce n’est pas un fait du hasard. Il l’a hérité de son père. Originaire du pays de l’oncle Sam. C’est probablement la raison pour laquelle, le jeune artiste a opté faire du Rn’b. Pas très loin du style du grand maître R. Kelly. Mais à sa manière.

 « My life » est un opus de huit titres (un instrumental compris). Il est visiblement fait avec de modestes moyens. Pour un résultat, malgré tout, agréable à l’oreille et qui touche le cœur. Férue de jazz et de soul, il chante son ressenti. En français et en anglais pour passer ce message en provenant d’un coin secret de la galerie de ces entrailles. C’est ça la marque de fabrique de Mike Peter. Avec «Qui veut peut», «La vie nous appartient» et «My life», le jeune Peter prouve sa détermination d’arriver au sommet. Une action qu’il conseille aux jeunes qui croient que le rêve n’est plus permis dans un pays comme le Cameroun. A cause des vautours de la fortune de l’Etat. Espoir ! L’amour et un brin de spiritualité ne sont pas en reste. «Angel», en version acoustique, et surtout un clin d’œil à sa maman, à toutes les mamans du monde entier, dans «A song of mama». Il y a quelques jours, le single «I believe in you» est venu compléter ce répertoire. Et son vidéogramme, simple mais captivant, fait déjà des vagues sur youtube.
A travers ces chansons, Mike Peter fait voyager le mélomane. L’enregistrement révèle un aspect posé de l’homme et de la musique. Différent de la cacophonie régulière des musiques dites urbaines. Pour ce premier travail, l’artiste est allé chercher les noms bien connus de la scène musicale camerounaise : Cheguè Blaise aux arrangements, Marcien Oyono à la guitare, Alain Oyono au saxophone, Arthur Manga à la guitare bass. Bon vocaliste, il a mis un accent particulier sur les voix avec Gaëlle Wondje, Eddy Berthy et Vanessa Landou au chœur. Quand on l’écoute sur scène, on constate qu’il joue avec sa voix comme un instrument ordinaire. Normal. C’est son instrument de prédilection. Une particularité qu’à cet album «My life». Faisant naitre de l’émotion et touche les sensibilités. Mêmes les plus réticentes. C’est sans doute la raison pour laquelle, les voix s’élèvent chaque fois pour fredonner « It’s gonna be ok».

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